CONTENUS : les chroniqueurs, les guetteurs

La création de contenus peut être un travail éditorial de chroniqueurs, auteurs d’écrits, ou une recherche interconnectée de guetteurs, avec leurs approches : la mienne est exploratoire, à travers des enquêtes, des créations, et nommée « stratégie des mobilités ». Elle propose une méthode pour la compréhension de tout contenu quand l’enjeu est d’en saisir la portance relationnelle, pour expliciter un point de vue, piloter, établir ou orienter un positionnement. La méthode permet de fixer les signes d’une identité interactive, interactionniste, communicative entre un contenu et un public.

Concrètement, il s’agit de faire la part sur un thème, sujet, contenu, entre deux sphères : celle d’une doxa qui distille le « le prêt-à-penser », polarisation utile d’un savoir discipliné, sous l’emprise du pouvoir, et la sphère de la culture qui exprime « les signes du vivant » si l’on prend ce mot culture au sens que lui a donné Edward Sapir : « Le véritable lieu de la culture, ce sont les interactions individuelles ». A partir de là, la culture peut signifier l’ensemble, le grand tour, la collection des curseurs relationnels dans lesquels nous nous reconnaissons parce qu’ils représentent nos désirs et nos symboles, en un mot nos marques du vivant. L’interconnexion culture-pratiques apporte des idées et des images qui suscitent l’intérêt, mettent les convictions en perspective, déminent les objections et redonnent du grain à moudre.

Trois applications : imagerie, récit et pédagogie de l’information

– Imagerie : l’évidence de l’expression visuelle. Cartographie, design de présentation, communication visuelle, les exemples se multiplient de nouvelles grilles de lecture et le succès des supports numériques doit beaucoup à ces formes de langage et à leur puissance d’organisation, interactive qui plus est.

– Récit : la trame de l’écriture créative. Le moteur à 4 temps du schéma narratif – épreuve, préparation, action, sanction – s’applique à toutes sortes d’intrigues et s’affirme comme un solide levier pour l’interaction, à condition de ne pas s’y enfermer.

– pédagogie de l’information : la sortie des artistes. Après la deuxième étude, 2 et 2 font 1 ou 0. Seul un paradoxe peut répondre à la dérive du spectre binaire individu- société (pouvoir-personne) surtout quand il est couplé à la vieille barbe fonctionnel-culturel (savant-vivant). Bienvenue dans l’ère du versus à condition de ne pas hésiter à classer, polariser, cliver et choisir, bref penser jusqu’à quatre.

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