L’IMAGERIE : une culture métier

Réussir ses RP, Relations Publiques, Relations Presse, c’est susciter de l’intérêt dans les médias, à travers l’événementiel et les contacts. L’imagerie apporte une présentation globale, visuelle et éditoriale, centrée sur l’objectif : la reconnaissance d’un potentiel.

Dans l’ère d’Internet, les contenus doivent être illustrés et animés, pour démontrer la mobilité d’un « trajet de marque » comme voyages et déménagements illustrent un trajet de vie. La sélection des messages, leur visualisation relèvent d’un processus qui ne doit pas être improvisé mais mis au service d’un positionnement réversible, innovant et attractif, et d’une stratégie d’offre exclusive, clivante, paradoxale puisqu’elle signifie à la fois :
(1) l’appartenance à un métier, à un secteur, à un groupe de spécialistes reconnus ;
(2) l’originalité, le particularisme d’un savoir-faire technique et relationnel.
Deux formes d’attachement et d’affinité qui font de quelques entreprises des cas à part. En accroche, sur les écrans des clients et autres visiteurs, l’image de marque doit être transformée en imagerie pour signifier une culture métier. Une imagerie capable d’informer et de faire le lien entre commerce et histoire, dans une vision du temps long où prendre ses marques est un passage obligé pour marquer les esprits et creuser l’écart face à la pression des concurrents.

Animant depuis 1974 un atelier de l’imagerie (identité visuelle, éditions, vidéos, sites Internet), j’interviens aux côtés de clients qui veulent présenter leurs services, valoriser leur caractère et exprimer une vision visible, d’une qualité à la hauteur de leurs productions. Etudes d’impact et créations passionnées mettent le style au service des métiers, pour sortir d’une sphère culturelle très réduite et très fermée.

Changer la donne, c’est d’abord choisir son angle, comparer l’impact des formes visuelles et ne pas avoir peur des théories vivantes. Comme le savoir-faire de l’ébéniste, du coutelier ou de l’ivoirière, celui du scénariste de sites Internet, du réalisateur vidéo et du designer graphique doivent être reconnus et coordonnés pour donner une forme sensible, stratégique, cartographique, à un positionnement clair.

Pister les traces tangibles de la pensée en entreprise, aller aux sources du design graphique pour inscrire l’expression dans le droit fil de l’héritage, apporter une assistance éditoriale, c’est défendre les valeurs du dépassement systémique en affichant « le bon côté de la com » , sa dimension relationnelle, qui vise l’impact sur le terrain, off, pour faire signe. Donner ainsi le meilleur de soi-même, et à plusieurs, permet de consolider l’imagerie et de passer à bonne distance des bastions et des pulsions qui prolifèrent du côté du pire de la réclame, de la pub, du panurgisme.

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